Les laboratoires de cabinet médical et leur évolution
- 4.5 Minutes à lire
- Écrit par Axonlab
- Cabinet médical
Vous connaissez certainement cette formule : « C’était mieux avant. » Vraiment ?
Nous vous invitons à remonter le temps et à visiter un cabinet médical de jadis.
Commençons par le Moyen Âge.
Il est vrai qu’il n’y avait pas encore de cabinets médicaux, mais des médecins, appelés mires ou guérisseurs. Ils avaient peu de connaissances sur le corps humain, mais ils maîtrisaient déjà certaines techniques.Par exemple, la suture des plaies pour stopper les saignements, une technique encore employée de nos jours. Vous vous demandez certainement ce qu’il en était de l’hygiène à cette époque.
Bien entendu, au Moyen Âge, il n’y avait pas encore de règles d’hygiène, et pas de matériel stérile non plus.
Mais saviez-vous qu’au Moyen Âge, on utilisait déjà de la pénicilline pour traiter les plaies infectées ? La médecine était plus avancée qu’on le pense.
Le temps passait et la médecine continuait à se développer.
Nous allons faire un grand bond en avant et passer directement à la fin du 18e siècle. Le 22 décembre1895, Wilhelm Conrad Röntgen réalisait la première radiographie. Pour cela, son épouse a dû rester assise plus d’une demi-heure sans bouger. Le cliché de la main de son épouse est la radio la plus spectaculaire qui existe au monde. Les doses de rayons X étaient énormes et à l’époque, il n’y avait pas encore de tabliers en plomb ou d’équipements de protection similaires.
Les premiers dommages causés par les rayonnements ionisants ont été constatés en 1896 et précisés en 1904.
Autrefois, la dose nécessaire pour une radiographie de la main était de 74 mSv. Aujourd’hui, elle n’est plus que de 0,05 mSv. Ce qui pouvait durer jusqu’à 90 minutes par le passé est fait aujourd’hui en quelques secondes seulement. C’est en 1973 qu’a été réalisé le premier cliché radiographique numérique. Le développement de la médecine de laboratoire ne date pas d’aujourd’hui. Nos progrès actuels, nous les devons aux chimistes d’alors et à leurs expériences.
L’histoire des assistantes médicales, ou plutôt des aides médicales comme on les appelle aujourd’hui, commence elle aussi au début du 19e siècle.
Comme il n’y avait pas encore de cabinets médicaux autrefois, c’étaient des infirmières qui, par exemple, aidaient les médecins à soigner les soldats dans les hôpitaux militaires.
C’étaient aussi des infirmières de la Croix-Rouge qui étaient en première ligne au front pendant la guerre.
Elles avaient la charge de soigner les blessés et les malades, d’organiser les hôpitaux de campagne et de gérer les consommables médicaux. Ces tâches sont aujourd’hui encore assumées par des aides médicales ou des coordinatrices en médecine ambulatoire.
À partir de 1945, les premiers cabinets médicaux ont été créés en Suisse et le nom de leur profession a changé : les infirmières étaient désormais des « assistantes médicales ».
Mais qu’est-ce qui a changé dans le travail de l’aide médicale au 20e siècle par rapport à celui de l’assistante médicale au milieu du 19e siècle ?
En principe, leur fonction principale n’a pas beaucoup changé, ce sont les processus et les activités qui ont changé avec la révolution numérique. Les radiographies ont été digitalisées, les frottis sanguins ou les sédiments urinaires ne doivent plus être examinés au microscope dans le cabinet, mais peuvent être envoyés à un laboratoire externe, les appareils donnent les résultats des analyses de sang en quelques minutes, la pression artérielle est mesurée par un tensiomètre automatique, des logiciels de cabinet médical permettent de digitaliser les dossiers médicaux sur papier et les combinés téléphoniques ont été remplacés par des oreillettes.
Les moyens techniques sont aujourd’hui indispensables au quotidien des cabinets médicaux, même s’ils impliquent de nouveaux risques. Les coupures d’Internet et les pannes d’ordinateur ou des systèmes d’analyse sont les difficultés rencontrées aujourd’hui, qui peuvent entraîner de sérieux problèmes.
Quels que soient les défis futurs qui nous attendent et les technologies de demain, une chose est certaine : Un cabinet médical sans l'aide médicale, c'est comme Max sans Moritz.